L'enfant peut se mouvoir comme il le veut et à son rythme

La motricité libre vous connaissez ? Vous pratiquez ?

Bonjour à tous.
Ces derniers temps, de plus en plus de parents me demandent mon avis d’ostéo sur des sujets tels que le portage, l’allaitement, l’intérêt de tel ou tel accessoire de puériculture, tétine ou pouce, etc…
Pour répondre plus en détail à ces questions, je commence ce jour une série d’articles axés sur le développement du tout-petit.

 

Pour commencer, il me paraît  important de parler d’un sujet qui est en lien avec quasiment tous les autres :
la motricité libre.
… mais qu’est-ce-que c’est ?

Tout simplement faire ce qui peut paraître le plus simple (mais qui ne l’est pas toujours avec un enfant) : NE RIEN FAIRE! Ou plus sérieusement laisser l’enfant apprendre à bouger à son rythme en lui laissant une grande liberté de mouvement.

 

« La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit. » Emmi Pikler

Un peu d’histoire :

Le concept de motricité libre a été développé par Emi Pikler, pédiatre hongroise dans les années 60. Forte de sa formation en clinique et de sa propre expérience de mère, Emi va voir grandir la conviction que le nourrisson n’a pas besoin de l’intervention d’un adulte dans son développement moteur. Conviction qui grandira en observant les familles qu’elle suit en tant que pédiatre de famille et à qui elle prodigue ses conseils.
Par la suite, nommée responsable d’une pouponnière, elle va mettre en place un gigantesque travail méthodologique sur plus de 700 enfants laissés libres de leurs mouvements.
Ses résultats tendent à montrer que lorsqu’on laisse l’enfant se mouvoir librement et à son propre rythme, celui-ci acquiert son développement moteur tout à fait naturellement et dans un ordre bien précis.
On peut retrouver le compte-rendu de ses travaux dans son livre « Se mouvoir en liberté dès le premier âge »


Aujourd’hui ces travaux sont reconnus et acceptés par un grand nombre de professionnels de santé et de la petite enfance, la motricité libre est de plus en plus pratiquée dans les lieux d’accueil des tout-petits, crèches et halte-garderies.

 

motricité libre, tapis d'éveil

un simple tapis pour tout découvrir

 

Les pré-requis : un environnement adapté  et sécurisant :

  •  Une bonne sécurité affective et une relation harmonieuse avec les adultes responsables de l’enfant. La motricité libre ne signifie pas ne pas s’occuper de l’enfant, au contraire c’est un accompagnement tendre et respectueux du développement propre du bébé.
  • Un environnement adapté : qui se résume en « ni trop, ni trop peu ». Un espace assez grand pour que l’enfant soit libre de ses mouvements mais pas trop pour ne pas qu’il s’y sente perdu, quelques jouets adaptés à son âge pour attiser sa curiosité, un support ni trop dur (pas confortable) ni trop mou (entrave la mobilité) et des vêtements confortables, pas trop serrés, des chaussettes ou chaussons souples laissant toute leur mobilité aux pieds.
  • Une relation chaleureuse et bienveillante avec la personne qui s’occupe des soins au nourrisson, afin d’éviter de « crisper » l’enfant par des manières trop brusques de le porter, le changer, etc… (je vous ferais bientôt un article sur l’haptonomie qui a beaucoup à nous apprendre dans la manière de toucher un enfant)

 

motricité libre, bébé se retourne tout seul

le bébé apprend à se retourner tout seul

 

En pratique comment ça se passe ?

Des les premiers mois de vie, un simple tapis confortable offre un espace d’éveil suffisant à l’enfant, qui va lui permettre de développer tout seul ses capacités, tourner la tête, relever les jambes, agiter les bras puis pivoter pour tenter d’attraper des objets… On le pose sur le dos, position qui ne lui demande pas d’efforts et lui permet d’observer et d’interagir avec son environnement.
On peut aussi lui faire prendre son bain dans des conditions de motricité libre : faire couler de l’eau à hauteur des oreilles de l’enfant, dans une baignoire à fond plat. Essayez vous verrez c’est surprenant au début mais les enfants adorent et c’est très reposant pour le parent !

Idéalement il faudrait attendre que l’enfant se retourne tout seul pour le laisser sur le ventre, mais la position ventrale présente beaucoup d’intérêt, on peut donc l’y installer un peu plus tôt. En effet, en cherchant à relever la tête puis le torse, le bébé va fortifier sa chaîne musculaire postérieure ce qui va prévenir les risques de plagiocéphalie (aplatissement d’un côté du crâne aggravé par la position couché sur le dos).
On se contente au début des moments de change pour retourner l’enfant en boutonnant le pyjama, puis petit à petit on pourra, selon son aisance, le mettre sur le ventre dans ses moments d’éveil, en veillant à ne pas le laisser se fatiguer, et toujours sous surveillance.

En continuant son exploration du monde, l’enfant va petit à petit apprendre à se retourner, puis à ramper (chacun son style dans les débuts de la mobilité!) pour aller doucement vers le quatre-pattes.
A partir de la position quatre-pattes, l’enfant va pouvoir pousser sur ses bras pour s’asseoir de lui-même. Une fois cette position acquise, il pourra y revenir et en sortir en restant maître de son confort, sans se retrouver « bloqué » dans une position imposée par des adultes.

En grandissant, l’enfant va tenter de se lever en s’accrochant aux meubles de la maison, pour être à la hauteur des membres de la famille, voir ce qu’il se passe, attraper de nouveaux objets. Il passera de meubles en meubles, en se lâchant de plus en plus jusqu’à tenir debout sans support et décider un jour de faire l’expérience de la marche, tout seul, sans qu’on ait eu besoin d’intervenir !

 

 

motricité libre, bébé se lâche pour marcher

Bébé se lâche pour marcher quand il s’en sens capable

 

 Ce qu’il faut éviter :

  • L’utilisation trop fréquente de matériel postural :
    • transat, qui maintient l’enfant dans une position semi-assise artificielle
    • Coussin cale bébé : idem pour la position assise
    • Youpala et trotteur : qui peuvent même être franchement néfastes pour l’acquisition de la marche, l’enfant se déplace en poussant sur ses orteils plutôt que sur ses talons, les roues empêchent la gestion du déséquilibre pourtant nécessaire au basculement d’un pied sur l’autre…
    • Petit aparté sur les porte-bébés non physiologiques où l’enfant est suspendu par son bassin, dans une position verticale artificielle demandant beaucoup trop d’effort à sa musculature, il va sans dire qu’ils sont à éviter ! (article sur le portage physiologique prévu pour début 2015).
  • L’aide trop fréquente des adultes pour mettre l’enfant dans une position qu’il ne maîtrise pas:
    • assis tant qu’il ne peut pas le faire de lui-même : l’enfant est « coincé » dans cette position, ce qui créé des tensions corporelles et entrave l’apprentissage de son schéma corporel (jambes et bassin sont bloqués, il ne peut utiliser que ses membres supérieures)
    • mettre bébé debout, même si celui-ci pousse sur ses jambes (en ostéo on retrouve dans ce cas des blocages à type de torsions dans les jambes)
    • l’aider à marcher en lui tenant les bras. Si l’enfant est vraiment en demande (le mien m’a fait le coup, il venait lui-même m’attraper les mains et se mettait à marcher), il faut se baisser un maximum pour que l’enfant n’ait pas à lever trop haut les mains. Astuce d’une psychomotricienne : placer un foulard devant l’enfant, le faire passer sous ses aisselles et le soutenir en tenant seulement les extrémités du foulard, de cette façon le mouvement de l’enfant se rapproche le plus possible de ce qu’il ferait tout seul.

 

 

Les bienfaits de la motricité libre :

Ils sont multiples :

  • une grande aisance corporelle, une fluidité dans les gestes
  • une grande confiance en lui, il se sent capable de faire par lui-même et d’essayer de nouvelles façons de faire
  • une plus grande prudence, une conscience de ses capacités ET de ses incapacités

D’un point de vue santé publique la motricité libre mérite aussi de l’intérêt :

  • elle diminue les risques de plagiocéphalie et utilisée en traitement, permet une régression des symptômes quand elle est pratiquée avant quatre mois. En effet, en respectant la construction motrice de l’enfant, celui-ci peut développer activement les muscles qui contrôlent la tête  et la ceinture scapulaire (haut du thorax, épaules, bras), de manière symétrique, évitant ainsi de reposer toujours sur le même côté du crâne. Les plagiocéphalies, en dehors d’un problème esthétique peuvent être responsables de retards moteurs, de scolioses et de problèmes ophtalmologiques.
  • elle diminue également les torticolis du nouveau-né (pour les mêmes raisons)
  • la motricité libre pourrait avoir une incidence sur la réduction des morts inattendues du nourrisson. En effet, une partie conséquente de ces  décès ont été recensés au moment du premier retournement de l’enfant dans son sommeil. Celui-ci n’ayant pas assez de force pour relever la tête, il y a un risque majeur d’étouffement. En étant régulièrement posé sur le ventre dans ses moments d’éveil, le bébé aura suffisamment de force dans ses muscles cervicaux pour relever la tête et la poser sur le côté.

 

Motricité libre et ostéopathie :

Le lien entre motricité libre et ostéopathie est interdépendant.
Un enfant qui est éduqué selon les principes de la motricité libre à la maison aura sûrement moins besoin de séances d’ostéopathie (et c’est tant mieux !).
Par contre si les conditions d’accouchement ont été particulières (forceps, spatules, expulsion très longue, césarienne…) ou si dans son apprentissage moteur les parents se rendent compte d’une dysmétrie ou d’une « mauvaise » posture persistante, une ou plusieurs séances d’ostéopathie peuvent être nécessaires pour aider le corps de l’enfant à continuer à se développer dans les meilleures conditions possibles.
Exemples : le bébé tourne sa tête surtout d’un seul côté, il ne se retourne que d’un côté également, il s’étire très souvent, il tête un sein calmement et semble inconfortable à l’autre, le mouvement des hanches est dissymétrique dans le quatre-pattes, à la marche un pied est en dedans, etc….

En retour, après une séance d’ostéopathie, les bienfaits du travail du thérapeute peuvent être décuplés si l’enfant évolue dans la motricité libre. Par exemple, si un bébé vient pour un torticolis mais qu’après la séance il passe la plupart de son temps d’éveil dans un transat ou un cosy, les tensions musculaires vont peu à peu se réinstaller et d’autres séances pourront apporter un soulagement temporaire. Par contre, si de retour à la maison ce bébé peut expérimenter de manière plus confortable le fait de tourner la tête à gauche et à droite, il va naturellement muscler symétriquement ses cervicales, et donc participer activement à l’amélioration de son état.

 

Pour en savoir plus : sources et liens intéressants

  • Le site de Michèle Forrestier, kinésithérapeute et auteure du livre : «De la naissance aux premiers pas» :  http://michele-forestier.fr/

 

Categories: enfants

58 comments

  • René SERFATY

    Bonjour et merci d’enfoncer le clou encore une fois.
    Depuis 1974, en France, les optométristes fonctionnels tentent d’expliquer, aux parents, que le marcheuses, les manques de sollicitations visuelles (pas suffisamment de couleurs et de mouvement), les conventions empêchant de ramper puis de marcher à 4 pattes (parce que c’est salissant…), etc.,, sont néfastes (au moins) pour la vision.
    Votre article vient s’inscrire dans cette ligne avec l’espoir qu’il y aura de moins en moins d’enfants entravés par les convenances et les idées reçues.
    René Serfaty

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Merci pour ce commentaire, c’est intéressant de se rendre compte de l’impact du développement moteur sur la vision, on y penserai pas forcément spontanément.

  • Wakeford ghislaine

    Merci pour cet article qui devrait être affiché dans toutes les chambres des maternités. Je suis assistante maternelle et adepte de la motricité libre depuis très longtemps suite à la lecture des ouvrages d’Emi Pickler. Les enfants laissés libres de leurs mouvements font moins de chutes et de bosses bien qu’ils fassent souvent des expériences motrices plus tôt que d’autres. Ils ont confiance en leurs capacités et font les choses lorsqu’ils se sentent prêts sous le regard bienveillant mais très peu interventioniste de l’adulte.

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Effectivement, voir mon fils tomber si peu, être si prudent, tout en n’hésitant pas à explorer, marcher, courir, grimper… a achevé de me convaincre totalement !

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Merci, c’est grâce à des témoignages comme le votre que je me suis intéressée au sujet !

  • Naomi Garreau

    Bonjour,
    article très intéressant ! Je me rends compte que sans savoir ce que c’était, nous l’avons pratiqué avec notre fille de presque 4 ans et effectivement, elle n’a quasi jamais chuté pendant son son apprentissage de la marche, et même maintenant elle ne fera quelque chose que lorsqu’elle sera sûre d’elle. On fait pareil avec notre fils de 6 mois, il est sur son tapis d’éveil, on lui met des jeux et il va les chercher. Il se retourne depuis un moment (surtout du côté gauche) et arrive presque à se mettre sur ses genoux. Par contre dès que nous sommes assis avec lui dans les bras, il force sur ses abdos pour s’assoir et réclame aussi à être debout. Pensez-vous que ce soit mauvais ou si ça vient de lui, c’est qu’il est prêt? Merci d’avance pour votre réponse.
    Bonne journée,
    Naomi Garreau

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      La motricité libre ne fait que suivre l’évolution de l’enfant donc vous pouvez très bien la pratiquer sans en connaître le concept, et heureusement !
      Pour répondre à votre question, je vois 2 choses à vous dire. Non je ne pense pas que votre petit garçon soit prêt, il sera prêt quand il pourra se mettre assis puis debout tout seul. MAIS si le fait de le mettre assis est un moment de plaisir pour lui et pour vous, rien ne vous empêche de le faire de temps à autre. Autant laisser un bébé seul assis au milieu de coussins un long moment n’est pas bon pour lui, autant partager un petit moment face à son petit assis en jouant avec lui tout en restant attentif à une possible fatigue ne me paraît pas poser de problèmes. Par contre pour la position debout je suis plus mitigée, j’aurais tendance à lui laisser la trouver tout seul. Quoi qu’il en soit si vous le mettez debout prenez garde à bien soutenir le poids de son corps, qu’il n’est pas à le porter lui-même.
      Bonne journée à vous.

      • Naomi Garreau

        Merci pour votre réponse, je vais suivre vos conseils et éviter de le mettre assis et debout. Nous ne le mettons pas assis avec des coussins (on l’a fait 1 ou 2 fois mais on voit bien qu’il est pas à l’aise donc on a arrêté). D’ici peu de temps il devrait faire du 4 pattes, il tient sur ses genoux et essaye de les faire avancer depuis la semaine dernière. Encore merci pour votre article et votre réponse !

  • Amélie

    Merci pour cet article, qui est en total accord avec mes convictions. Je l’ai pratiqué avec ma fille aînée sans même le savoir juste par instinct et effectivement pas de souci lorsqu’elle a commencé a marcher. Et maintenant c’est avec ma puce de 8 mois que je recommence avec plaisir, mais je me pose une question car normalement le bébé doit trouver la position assise après le 4 pattes or ma fille adore être assise car elle a une autre vision de son environnement et elle peu attraper ses jouets. Je précise qu’elle tient assise seule et depuis 10jours, mais est-ce que je peux la mettre assise de tps en tps ou est-ce qu’il faut que je la laisse allonger sur le dos malgré tout?…

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour, je comprend bien votre questionnement.
      Dans les principes stricts de la motricité libre vous devriez la laisser sur le dos, elle apprendra à se retourner et pourra aussi bien attraper ses jouets. Au niveau de la vue, le champ de vision est au contraire plus large chez un enfant allongé qui sait se retourner et peut donc regarder partout. Un enfant assis par un adulte va avoir peur de regarder derrière par exemple car risque de tomber.
      Ce qui est important, c’est de ne pas la laisser assise seule et trop longtemps (un petit peut se fatiguer en quelques minutes dans une position qu’il ne maîtrise pas). Si la mettre assise quelques instants vous permet à toutes les 2 de passer un moment agréable tant mieux mais n’en abusez pas !

      • amélie

        depuis que j’ai lu votre article et que je me suis un peu mieux renseigner sur la motricité libre, je la laisse effectivement un maximum sur le dos et je la met assise très ponctuellement pour profiter d’un moment ttes les 2. Et c’est vrai que les progrès sont fulgurant puisque en quelques jours elle arrive à se retourner sur le ventre et elle commence a bouger les jambes pour avancer et attraper ses jouets. Merci encore pour ce blog qui j’espère va être vite enrichi d’autres articles.

  • lefebvre

    Bonjour merci pour cet article! Je me rend compte que je l ai fait instinctivement ma puce est sur un gra d tapis au milieu du salon et tourne, roule se déplace et découvre le monde!c est d ailleurs la qu elle est le mieux et joue le plus!

  • Anne

    Bonjour,
    merci pour votre article très intéressant. Je n’avais pas encore réfléchi précisément à la question de la motricité pour mon bébé (il a 2mois et demi), mais je comptait le laisser évoluer librement sur un tapis. Je suis contente de voir que mon intuition était bonne. Je voudrais vous poser une question par rapport à la position sur le ventre. Mon petit y est habitué depuis quasiment sa naissance car je l’allaite et j’utilise régulièrement la position allongée en ventre à ventre. J’ai été étonné de voir qu’il était capable de se hisser et de relever la tête pour trouver le sein. Je le laisse un peu faire et s’il n’y arrive pas et s’impatiente je l’aide à se positionner. Pensez-vous que je fais bien ? Que pensez-vous des différentes positions d’allaitement et de leur possible lien avec le développement de la motricité ?

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour, vous avez l’air de laisser le maximum de liberté de mouvement à votre petit, y compris pour se nourrir, tout en restant à l’écoute de ses besoins, fatigue, énervement… donc, de mon point de vue, vous jouez parfaitement votre rôle d’accompagnatrice bienveillante. Les liens entre motricité libre et allaitement sont à la fois peu explorés et pourtant intéressants comme votre expérience le souligne. Les premières capacités motrices d’un nouveau-né sont en grande partie liées au fait de se nourrir, s’accrocher à sa mère, ramper, orienter sa tête, sa bouche, téter… la motricité libre tente de conserver ce potentiel initial et de l’accompagner plutôt que de lui montrer le chemin. Pour moi il n’y a pas de position d’allaitement qui soit meilleure qu’une autre dans le développement de la motricité, à partir du moment où l’enfant a une amplitude de mouvement suffisante et est acteur de l’allaitement. On ne met pas le sein dans la bouche, c’est le bébé qui le fait, on ne plaque pas sa tête, on la soutient, etc… Ce sont ces petits gestes là qui permettent à l’enfant de « s’autonomiser » dans sa toute nouvelle mobilité.

  • Rosine

    Bonjour Caroline,
    je vous remercie pour votre article que j’ai trouvé fort intéressant et fort à propos puisque je suis l’heureuse maman d’un petit Paul qui aura 8 mois dans une semaine. C’est plein de bon sens dans le respect que nous avons de nos enfants. De véritables chefs d’oeuvre, que nous sommes tous, remplis de potentialités innées et naturelles. Laissons leur et laissons nous la liberté d’être tout en toute bienveillance:)
    Bien à vous,
    Rosine

  • Karine TIXIDRE

    Assistante maternelle je pratique la motricité libre et essaie de proposer cette approche aux parents surtout aux niveau des postures imposées pour que l’enfant « grandisse plus vite ». J’ai assisté l’an dernier à une conférence très intéressante sur Emi PICKLER qui m’a confortée dans mon attitude. Je l’ai aussi pratiquée avec ma dernière fille. Bel article que je m’empresse de partager.

  • Arielle Fréjaville

    Mère de 3 enfants ( adultes! ) et grand- mère de 3 petits -enfants , j’ai toujours été pour cette éducation depuis 40 ans !
    Il y a encore des bébés  » contraints » , c’est vraiment dommage ! Mon dernier petit- enfant est un petit garçon de 10 mois hyper à l’aise dans son corps , très curieux et qui est entièrement autonome pour explorer . Heureux de vivre il pleure rarement et il a même très peu eu la peur des personnes non familières , il est très confiant et sourit à tout le monde !
    Je suis parfois étonnée par les réactions des gens quand je l’emmène à la plage par exemple : son déplacement  » style bébé phoque » tout terrain et souvent mal jugé ! À présent il a trouvé le quatre pattes en se déplaçant dans l’herbe ( c’est plus pratique ! ), c’est déjà mieux ressenti !
    Il se met debout un peu partout et se déplace  » en crabe  » le long des meubles , il grimpe plusieurs marches d’escalier et commence à se déplacer debout en  » marche avant  » en poussant des chaises et un petit chariot .
    Ma fille a du insister auprès de sa nounou pour qu’elle le laisse au sol et qu’elle ne le mette pas dans un trotteur !

  • Maia

    Bonjour,
    merci pour votre article vraiment très éclairant, pertinent et simple 😉
    Je viens de lire un article intéressant sur le Topponcino, (http://www.famille-epanouie.fr/matelas-bebe-topponcino/) ce petit matelas souple pour bébé de forme ovale, qu’évoque Maria Montessori pour porter et déplacer le nouveau né. Le connaissez vous? qu’en pensez vous? ne faut il pas justement préférer un contact plus proche des bras des adultes? est ce une bonne idée surtout pour les nouveaux nés, qui sont très fragiles? merci pour vos précisions.

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour et merci de votre retour.
      Je ne connaissais pas ce matelas, j’ai donc lu l’article avec attention.
      Le principal intérêt que j’y vois est surtout pour les parents, celui de pouvoir déposer l’enfant dans son lit sans le réveiller…
      En dehors de ça, les nouveaux-nés sont-ils vraiment si fragiles ? De par mon expérience, ils demandent à être manipulés avec une douceur et une attention immense, bien sûr, mais ne sont pas non plus en porcelaine ! Je pense qu’un adulte bienveillant peut tout à fait porter un tout petit en lui offrant une sensation de sécurité satisfaisante ainsi qu’un contact humain irremplaçable. Il y a par contre des manières de porter un enfant bien plus satisfaisantes que d’autres. Le portage à bras et le portage physiologique (écharpe de portage et porte-bébés physiologiques) feront l’objet de prochains articles !

  • Gaëlle

    Bonjour et déjà un grand merci pour votre article.
    J’attends avec impatience votre article sur le portage mais en attendant j’aurais une question : j’ai un porte bb physiologique mais bb (3mois) ne s’y plait pas. J’ai l’impression qu’il n’aime pas car il ne peut pas bouger et voir ce qui se passe. J’ai aussi essayé l’echarpe mais en vain… Il adore être porté en position assise face au monde pensez-vous du coup que ça puisse lui être néfaste ? J’aurais peut être du l’habituer plus tôt au portage… Difficile de savoir ce qui est bon et de trouver des fens compétents. ..

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour, l’idéal pour vous serait de trouver une association ou une monitrice de portage près de chez vous qui puisse vous répondre et vous proposer des solutions. Je vais quand même vous répondre avec mes petites connaissances sur le sujet.
      Votre petit en a marre d’être face à son porteur, et c’est plutôt normal à son âge, il a envie d’explorer le monde, pour le moment par le regard. Avez-vous songé à le porter sur le côté ou dans le dos ? Il pourrait voir tout aussi bien que face au monde, mais dans une position plus respectueuse de sa physiologie et de la votre. Vous pouvez le faire en écharpe, en sling, ou en porte-bébé physio. A noter que les porte-bébés physiologiques ne sont pas conseillés avant au moins les 6 mois de l’enfant (malgré ce qu’en disent les fabricants), ceci peut expliquer que votre petit n’y soit pas à son aise.
      D’autre part, la position face au monde que vous utilisez est-elle celle du petit bouddha, c’est à dire assis en tailleurs ? Si c’est le cas, cette position, même si ce n’est pas l’idéal, reste un compromis acceptable pour votre petit. Par contre elle n’est vraiment pas géniale pour le porteur, elle reste fatigante pour vous et peu sécurisante pour l’enfant (il ne peut pas se retourner et s’agripper à vous s’il prend peur), donc à n’utiliser que dans des endroits relativement calmes.
      Bon courage dans votre recherche, il existe vraiment beaucoup de solutions, j’espère que vous trouverez la votre !

  • Maud

    Bonjour,

    C’est mon assistante maternelle qui l’a instauré elle aussi, elle m’avait dit : Nous ne pouvons laisser un enfant dans un parc, ni le transat. Du coup elle a posé mon fils sur un tapis d’éveil, puis une couverture quand il a commencé à bouger un peu plus.
    Ensuite il ne restait plus du tout sur la couverture, et l’a retiré, il s’est très vite déplacé en rampant, puis 4 pattes, et maintenant il ne demande qu’à marcher, mais malheureusement, pas encore tout seul, du coup il vient chercher notre main, pour pouvoir marcher avec nous.
    Il commence à faire 2-3 pas il y a une semaine, il va avoir 13 mois dans 2 jours.
    Il s’est déjà ramassé quelques bosses, mais rien de bien dramatique, donc ça va. Cependant maintenant il veut grimper partout, du coup surveillance maximum 😀

    Merci pour cet article, je confirme que l’évolution d’un enfant est différent en passant par la liberté de mouvement

  • Sophie

    Bonjour,
    Animatrice de RAM, je tiens un journal trimestriel envoyé aux AM de mon secteur et à quelques parents abonnés.
    Votre article m’a particulièrement intéressé et interpelé. J’aurais voulu vous demander la permission de le recopier dans mon modeste journal en citant la source bien évidemment. En effet, je pense qu’il serait intéressant de diffuser ce genre d’informations au public le plus large afin de faire évoluer les facons de s’occuper des enfants.
    En vous remerciant par avance de votre réponse.

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour Sophie,
      Vous pouvez bien sûr le recopier dans votre journal en indiquant mon nom, mon métier et le lien vers ce site. Je suis du même avis que vous, plus on parlera de ce genre de sujets plus les comportements évolueront.

  • Nicolas Cailleau

    Chère Consœur,

    Merci pour votre article très interessant. Très agréable à lire et fort éducatif pour les patients et les professionnels;)
    Par ailleurs, avez-vous des références scientifiques sur le lien plagio/scoliose?
    Confraternellement
    NC D.O.

  • Sylvia pawlak

    Bonjour,
    Un grand merci pour cet article qui permet de voir les choses différemment et qui fait réfléchir. Malheureusement je crois n’avoir pas eu tous les bons gestes pour aider ma puce à comprendre d’elle même son corps… Elle a aujourd’hui 6 mois et quelques mauvaises habitudes de part ma faute. Une sage femme m’avait conseillé de ne la mettre sur le dos uniquement pour dormir car ma petite avait l’arrière de la tête légèrement plat… J’ai cru bien faire pour remédier à ce problème. Comme je la voyais également souvent tenter de se redresser lorsqu’elle était en position allongée en faisait des sortes « d’abdominaux » mais sans s’aider de ses bras, je l’ai très vite aidé à s’assoir et la cale souvent afin qu’elle puisse être dans cette position. Si je ne l’aide pas, elle finit par se contrarier et s’énerver. Comme elle ne sait pas encore se retourner j’ai le sentiment que la position dos l’agace tres vite… J’ai tendance également à la mettre régulièrement dans sa petite chaise, bref tout ce qu’il ne faut pas vraiment faire… Je me pose alors la question de savoir si ces mauvaises habitudes sont rattrapables et si je dois la laisser s’énerver un peu sur le dos pour qu’elle acquiert d’elle meme ces nouveaux gestes? Dois je egalement la mettre moi meme sur le ventre afin de muscler son dos comme me le conseille la pédiatre? J’ai peur qu’elle n’accepte pas la position dos toute la journée… Pas toujours facile d’avoir les bons gestes quand on est jeune maman! Mais quand je lis votre article cela semble pourtant tout à fait logique et naturel. Encore merci de nous aider à mieux comprendre et à étendre notre réflexion sur ce sujet!

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Comme vous le dites si bien, tout ceci semble logique et naturel, mais l’adaptation de cette théorie à son propre enfant n’est pas toujours aussi facile surtout quand on souhaite modifier des choses déjà mises en place.
      Je vois deux choses à prendre en compte pour votre fille. La première c’est qu’il faut bien sûr tenir compte de sa réaction, si elle pleure ou s’énerve trop sur le dos vous n’allez pas l’y laisser trop longtemps c’est sûr.
      D’un autre côté c’est vraiment important qu’elle apprenne à se retourner seule, puis à se mettre en position 4 pattes et seulement à partir de là, à s’asseoir seule.
      Tout est une question de dosage. Vous pouvez lui proposer régulièrement d’être sur le dos, quitte à jouer avec elle, avec des jouets, hochet ou autre, au moins les premiers temps, pour qu’elle apprivoise la position. Vous pouvez aussi la mettre sur le ventre si elle s’y plaît, jamais très longtemps car c’est plus fatiguant, mais certains enfants adorent !
      Quand vous la mettez assise, puisqu’elle y a pris goût il me parait compliqué de le lui refuser subitement, surveillez bien les signes de fatigue ou de tension, et ne l’y laissez jamais trop longtemps non plus.
      Vous êtes à une période de transition difficile, autour de 6 mois l’enfant devient de plus en plus curieux de son environnement, il est généralement ravi d’être assis pour voir ce qu’il se passe et n’a pas encore les capacités pour explorer de lui-même le monde qui l’entoure. Accrochez-vous, dès qu’elle gagnera en mobilité le plus dur sera derrière vous (en ce qui concerne la motricité libre en tout cas 😉 )

  • Bache

    Bonjour,
    J’ai trouvé votre article très intéressant. Je suis également ostéopathe et m’intéresse beaucoup à ce sujet.
    Votre article est un bon résumé, accessible à tous et fait ce parallèle avec l’ostéopathie que l’on retrouve plus rarement dans les autres articles ou site.
    Je me permet donc de vous demander si je peux le partager sur la page Facebook de mon cabinet ? (Ce sera un lien vers votre site, donc source citée évidemment!)
    Merci par avance pour votre réponse
    Charlotte

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour et merci pour votre message. Vous pouvez bien sûr partager cet article, plus les gens auront accès à ces informations plus les choses avanceront ! N’hésitez pas à retrouver mes prochains articles sur facebook également.

  • Monmirel

    Il serait nécessaire de préciser que cette pratique fonctionne avec des enfants ayant un développement dit « classique »! Un enfant ayant un retard moteur à besoin de stimulations extérieures! Autrement, le retard s’aggrave… Je le sais en tant que maman d’un enfant ne s’étant assis que vers un an! Et ce uniquement grâce à une certaine stimulation…. Si je l’avais laisse faire seul, cela serait arrive plus tard encore!!!

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour, vous avez raison, je vais rajouter un paragraphe sur ce sujet dès que j’en aurais le temps. Cela dit la élever son enfant en motricité libre ne veut bien sûr pas dire sans stimulation extérieure. L’idée est de laisser l’enfant bouger son corps seul, mais rien n’empêche de lui présenter des jouets, de le stimuler d’un côté plus que de l’autre s’il y a besoin… Certains kinés font des rééducations entièrement en motricité libre, en accompagnant l’enfant tout en le laissant faire.

  • celia

    Bonjour,
    J’essai de mettre en pratique la motricité libre mais mon bébé de presque 3 mois (dans une semaine) a découvert il y a une quinzaine de jour qu’il pouvait pousser sur ses jambes et se mettre debout et il le fait dès que nous le prenons dans nos bras quand nous sommes assis. J’essai de le tempérer mais il a l’air tellement ravie de se mettre debout que parfois je le laisse faire.
    De la même façon il refuse d’être allongé dans nos bras (lorsque l’on est assis) ou d’être soutenu face à nous avec une main sous la base et l’autre sur la nuque. Il ne veux qu’être assis face au monde, nous le mettons alors en position semi assise dos contre notre torse pour qu’il n’ait pas à forcer. Pensez vous que cela risque de lui crée des tensions?
    A partir de quel age peut on mettre son bébé sur le ventre, le mien n’aime pas trop cela quand nous le changeons certainement car le mur en face l’intéresse bien moins que nos visages (j’ai remarqué que si il y a un miroir, il accepte la position quelques minutes).
    Ah et nous avons un transat qui n’est pas en position semi assise mais plutôt comme un petit hamac peut on l’utiliser sans risque?

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour,
      Effectivement beaucoup de bébés poussent sur leurs jambes et se mettent en position debout si on les soutient. Pour votre petit, l’important c’est de ne pas le laisser supporter le poids de son corps sur ses jambes, donc de bien le « supporter » quand il tend les jambes. Un enfant est capable de supporter son poids quand il peut se hisser debout tout seul en se tenant à un meuble, vous avez (normalement) encore un peu le temps !
      Idem pour la position assise contre vous, pas de problème tant que vous le calez bien et que vous ne l’y laissez pas trop longtemps, et jamais seul. A cet âge là c’est sûr qu’il ne voudra pas être allongé sur vos genoux. Par contre la plupart des enfants sont très à l’aise au sol, sur un tapis avec quelques jouets à proximité. Vous pouvez l’y mettre fréquemment et le reprendre quand il en a marre.
      Enfin on peut mettre un enfant sur le ventre dès la naissance, seulement cette position est plus ou moins appréciée des petits, certains l’adorent, d’autres ne sont pas à l’aise, l’essentiel est donc comme toujours de respecter l’enfant et de ne pas le laisser dans une position qui semble inconfortable, un miroir peut . Cela dit, étant donné l’âge de votre petit, si vous le laissez régulièrement sur le dos, il va développer sa mobilité et apprendra à se retourner tout seul ce qui vous fera vous poser moins de questions !
      Pour votre transat, tout est affaire de modération, il n’est pas question de l’y laisser des heures, mais de temps en temps pas de problèmes bien sûr.
      Bonne continuation et bonne découverte de la motricité à votre petit bonhomme !

  • Blanc Brigitte

    Je ne suis pas d accord sur un point quand vous parlez de l aide à la marche avec un foulard ou autre. Sachez qu un enfant n est pas en demande de qq chose qu il ne connaît pas. ….donc si on ne le met pas debout et si on ne lui prend pas les mains pour qu il marche, il ne le demandera pas et marchera seul quand sa musculature le lui permettra. C’est ça la méthode Pickler.

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Je suis complètement d’accord ! Ce conseil s’adresse surtout à des parents qui découvrent la motricité libre sur le tard, ce qui était mon cas avec mon fils. Don effectivement il a été en demande à partir du moment où un adulte l’avait déjà fait marché en lui tenant les mains. L’idée du foulard est en fait un moindre mal mais ne fait absolument pas parti des principes de la motricité libre. Il faut que je relise cet article et que je l’adapte car effectivement certaines choses ne sont pas claires et/ou mal formulées. mon souhait reste de dispenser des explications qui me semblent justes tout en laissant une marge de manœuvre aux parents pour leur laisser adapter cette méthode à leur propre réalité.
      Merci en tout cas de cette remarque, je changerai ça dès que j’en trouve le temps !

  • Heidi

    Bonjour, je suis maman d’un grand qui a 6ans et mon dernier à 5mois. Je travail en crèche et nous pratiquons la motricité libre. Pour mon grand je ne connaissais pas vraiment tout ça mais sans le savoir réellement je le pratiquais!!! Pour mon deuxième c’est complètement différent c’est un bébé qui pleur beaucoup et qui dort peu et je n’arrive pas à appliquer mes conviction avec mon propre fils!!! A quelque part c’est dessevent et frustrant. Il reste très peu de temps sur son tapis, s’énerve très vite et bien-sûr pleurs beaucoup . Je n’ai pas toujours le temps comme au travail de m’assoir avec lui et de rester pres de lui, du coup il va un peu dans le transat, un peu sur le coussin d’allaitement et pas à mal dans les bras!!!! Auriez vous des conseils à me donner pour lui comme pour moi… Merci

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour, avant des conseils, je vous envoie surtout beaucoup de courage ! Je comprend à quel point ne pas pouvoir appliquer ses convictions peut être difficile, tout autant que d’avoir un bébé qui pleure beaucoup.
      Le premier conseil qui me vient, c’est de le porter ! Un enfant qui pleure beaucoup, s’il n’a rien physiquement (à voir avec votre pédiatre, et pourquoi pas une visite ou 2 chez l’ostéo), peut avoir besoin de plus de rassurance qu’un autre. Munissez vous d’une bonne écharpe de portage ou d’un porte-bébé physiologique, apprenez à le porter dans le dos pour rester libre de vos mouvements et vous occuper du grand. Le portage, à mon sens, participe aussi à l’éveil psychomoteur de l’enfant tout en lui permettant de rester tout proche de sa maman et donc rassuré.
      Continuez bien sûr à le mettre régulièrement sur le tapis d’éveil mais ne forcez pas, ça serait dommage de créer un blocage, il n’y voit peut-être pas un grand intérêt maintenant, mais quand il commencera à se retourner et à vouloir se balader, il finira par y prendre goût !
      Si c’est vraiment compliqué pour lui de rester sur un tapis, privilégiez des temps courts où vous êtes disponibles pour jouer avec lui, il faut mieux quelques petits temps de qualité (même quelques minutes) que de plus longues phases mal vécues. Vous pouvez aussi en profiter pour le masser dans ces moments là.
      Et enfin, avez vous essayé le bain libre ? Le mettre à plat dos dans une baignoire, de l’eau à hauteur des oreilles. La sensation de liberté qu’il a dans l’eau peut permettre de le détendre vraiment et qu’il commence à prendre du plaisir en se mobilisant.
      Dans tous les cas bon courage et venez nous raconter comment vous avancez avec lui !

  • Manon

    Bonjour,
    Merci pour votre article très intéressant. Mon fils de 3 mois déteste la position sur le ventre et se met à pleurer dès que je le mets dans cette position (sur les conseils de ma pédiatre). Est-ce une entrave à son développement si je n’insiste pas? Par contre, il adore être sur le dos sur son tapis d’éveil et joue beaucoup avec les jouets suspendus.
    Merci par avance et au plaisir de lire vos articles.
    Manon

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour et merci de votre intérêt. Il n’y a aucun problème à ne pas mettre un enfant sur le ventre, s’il n’est pas à l’aise dans cette position. Les pédiatres la conseillent souvent pour « muscler le dos », l’aider à tenir sa tête et éviter les plagiocéphalies (tête plate). Pratiquement, un enfant vit dans de multiples positions au cours d’une journée, à plat du le dos, mais aussi beaucoup porté, ce qui fait tout autant travailler son port de tête et son équilibre. Si votre fils pleure sur le ventre, n’insistez pas bien sûr !
      Les puristes de la motricité libre vous diront même qu’on ne devrait mettre un tout petit QUE sur le dos. C’est déjà génial s’il est à l’aise sur son tapis. Vous pouvez par contre essayer de varier entre portique avec jouets suspendus, temps calme sans jouets pour qu’il découvre ses propres mains puis ses pieds, et du temps avec des jouets par terre qu’il verra en tournant sa tête puis en essayant de se mettre sur le côté et de se retourner. Continuez à être à l’écoute de votre petit comme vous le faites, il vous épatera en ayant toutes ces capacités en lui !

      • Manon

        Mille mercis pour vos conseils et votre attention. En lisant votre blog, j’ai décidé d’amener mon fils chez une ostéopathe de ma région membre du SEROPP. La séance s’est très bien passée et je ne regrette pas. A très bientôt sur votre blog. Manon

  • Virginie

    Bonjour, ma fille a 3 mois. Je l’ai beaucoup portée en écharpe pendant ses premières semaines mais maintenant je la pose sur le dos la majorité du temps et je la mets un peu sur le ventre ( ça l’agace vite).
    Nous craignons que les frottements de sa tête au sol dans cette positon allongée provoquent justement une plagiocéphalie et nous nous demandons si nous ne devrions pas la mettre un peu plus dans un transat .(moins dur au niveau de sa tête que son tapis qui fait 2,5/3 cm d’epaisseur). A priori vous recommandez l’inverse…. Pouvez-vous m’en dire plus ? A partir de quel âge le crâne est-il assez dur pour ne plus risquer de s’aplatir ?
    Merci

  • Christel

    Merci pour votre article.
    J’ai une question à vous poser.
    Je suis assistante maternelle et j’ai eu en accueil un enfant avec un retard moteur. L’accueil a commencé alors qu’il avait un peu plus de 2 ans et il ne marchait pas encore. Il était suivi par un kiné et un psychomotricien. La maman avait pour habitude de le stimuler en le faisant marcher et en le tenant debout par les 2 bras (il « marchait » donc avec les 2 bras en l’air !!!!). Cette position m’avait vraiment surprise ! Elle m’avait demandé d’en faire autant. J’avoue l’avoir fait malgré que c’était contre mes principe de respect de motricité libre et surtout, sans vraiment être sure que je faisais bien. Il faut savoir aussi que cet enfant ne tenait vraiment pas sur ses jambes, ses muscles n’étaient pas au point.
    Il a finit par marcher vers 2.5 ans et l’accueil est aujourd’hui finit mais je voudrais quand même savoir si ça vous semble pertinent de stimuler ainsi un enfant à cause de son retard moteur ?
    Merci pour votre réponse.

    • Caroline Zumbihl / ostéopathe

      Bonjour,
      Il m’est toujours très difficile de répondre à des cas particuliers par internet. Globalement beaucoup de suivis d’enfants à demandes spécifiques, handicap , retard psychomoteur ou autre, font de nombreuses entorses à la motricité libre, même quand les professionnels qui les suivent ont tendance à adhérer à ses principes. Parfois on pourrait en être plus proche tout en stimulant l’enfant (dans votre cas, pourquoi monter les bras en l’air, pourquoi ne pas offrir un soutien plus bas, mais il y a peut être une raison), parfois il semble vraiment difficile de faire autrement. Il me semble important que les parents puissent ouvrir le dialogue à ce sujet avec le corps médical et paramédical, c’est ce qui fera avancer tout le monde.

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